Apprendre l’allemand aujourd’hui. Mais pour quoi faire ?

Cette question est légitime. Pourquoi diable apprendre l’allemand dans un monde globalisé ? Et de plus l’allemand, langue réputée difficile.

L’anglais est devenu incontournable si l’on veut avoir une chance dans ce monde de l’emploi déjà morose, alors l’allemand…

Oui, c’est juste, l’anglais est une langue incontournable qu’on le veuille ou non. Mais nos enfants n’apprendront pas qu’une seule langue mais deux. L’anglais et … pourquoi pas l’allemand. Et pourquoi pas inversement l’Allemand et l’Anglais …

Idée saugrenue? Pas en phase avec la réalité économique ? Ou encore poussée par des considérations germanophiles !

Peut-être pas….

 

Idée saugrenue

L’anglais puise ses racines dans des langues germaniques. Les Angles et les Saxons de culture germanique sont partis conquérir la Grande-Bretagne il y a fort longtemps. C’est pour cela que l’on parle d’anglo-saxons pour évoquer les anglais. Bien sûr, la langue de Shakespeare a connu plusieurs mutations pour donner la forme contemporaine. Des similitudes persistent dans le vocabulaire et la grammaire des deux langues. La langue allemande est pourtant plus complexe mais suit une logique souvent identique. Voir Histoire de la langue anglaise
 

Qui peut le plus, peut le moins ! L’allemand avant l’anglais, pas si bête que cela !

 

Français Anglais Allemand
cheveux hair Haar
nez nose Nase
venir come kommen
main hand Hand
maison house Haus
ours bear Bär

 
 
pas en phase avec la réalité économique

Selon les derniers chiffres connus de 2011, l’Allemagne est le premier partenaire commercial de la France. Notre pays est le 1er client et le 3ème fournisseur de l’Allemagne. A titre de comparaison, en 2011, les trois principaux clients de l’Allemagne étaient la France (101,6 milliards d’euros), les États-Unis (73,7 milliards) et les Pays-Bas (69,3 milliards). Les exportations allemandes en France ont augmenté de 12 %, les importations de France de 7,6 %. Et avec 116 projets annoncés en 2009, l’Allemagne est devenue le premier pays investisseur en France, à l’origine de 18 % des projets, devançant les États-Unis.
Quelques 1600 entreprises françaises sont présentes en Allemagne contre 1670 entreprises allemandes en France.
Voir des entreprises françaises en Allemagne et allemandes en France

C’est dire que les entreprises tant françaises qu’allemandes sont friandes de compétences linguistiques franco-allemandes.

Mais nous pourrions également évoquer les structures de concertation intergouvernementales sans équivalent entre la France et l’Allemagne tant au sein que en dehors de l’Union Européenne. Avec quel autre pays une telle concertation sur des questions économiques, diplomatiques et culturelles existe ? Et que dire des réseaux éducatifs présents tant en France qu’en Allemagne tel que fPlusd ?
 
Alors l’Allemand pas en phase avec les réalités économiques ?
 
 
Considérations germanophiles

Peut-être bien, certainement même provenant d’un membre d’un comité de jumelage … mais c’est notre engagement au sein du comité de jumelage de Pouilly en Auxois-Lenningen que de promouvoir les échanges entre nos deux pays. Engagement ne veut pas dire aveuglement ! Des difficultés existent, perdurent et se développent même, surtout en ces temps d’incertitude où la frontière entre partenaires et concurrents semble parfois trouble…
Mais certaines difficultés s’estompent, se changent en opportunité ou simplement disparaissent. Demandez à nos ainés ! Que de chemin parcouru…
La réalité économique décrite précédemment le prouve. L’engagement de nos pays au sein de l’Europe matérialise cette promesse d’un monde meilleur, de partage, d’amitié sans conflit armé et plus largement avec moins de conflit … ou tout du moins, matérialise cette volonté (nous restons humains).
 
Alors oui, ces considérations sont germanophiles et rejoignent les considérations francophiles de nos jumeaux d’Outre-Rhin. Apprendre à connaitre et accepter l’autre est toujours plus difficile mais tellement plus enrichissant !